Aujourd’hui, la question qui tourmente le législateur et qui l’oppose au bon sens populaire c’est l’inégalité
dont souffriraient les terroristes si on les privait de la nationalité française.
(la suite a été modifiée le 08/01/2016 pour tenir compte de la réaction d'un lecteur -- voir le commentaire signé Dédé)
Comment le pays des droits de l’homme retirerait sa confiance et les droits liés à sa citoyenneté
à un français au seul motif qu’il s’agit d’un barbare versant le sang impur de vos enfants dans les sillons de sa haine raciale et religieuse ?
Le législateur ayant toujours raison, note que contrairement aux affirmations de la déclaration Universelle des droits de l’Homme (article 2)
ou du couple Morano/Bartolone, en France il n’y a qu’une seule race donc pas de haine raciale !
Et il voit bien que pour respecter le principe d’égalité on ne peut pas priver de leur citoyenneté
les traîtres à la patrie, assassins sanguinaires, qui poursuivent leur jihad pour nous éradiquer.
Le législateur qui ne se trompe pas, reconnait que la citoyenneté est utile aux jihadistes
pour faciliter l’accomplissement de leurs abominations. Pour eux, les en priver serait inégalitaire.
N’étant pas député il m’arrive de me tromper.
Cependant, je constate qu’en France 3,6 millions de personnes jouissent de tous les droits liés à la double nationalité.
Ces droits permettent aux terroristes de perpétrer leurs méfaits puis de se réfugier dans leur autre pays.
Les pays n’extradant pas leurs propres ressortissants, la double nationalité est donc un avantage extraordinaire dont bénéficient
ces meurtriers sanguinaires et je ne comprends pas pourquoi la France voudrait à tout prix qu’ils le conservent.
L’égalité existe-t-elle vraiment si 63 millions de français jouissent des avantages
liés à une seule nationalité alors que les autres ont en plus ceux d’un autre pays ?
Ayant abordé la question de l’égalité je dois faire le lien avec le principe sacré de l’égalité devant l’impôt car si le législateur est tellement attaché
à l’égalité des citoyens il devrait finalement agir pour rétablir l’égalité devant l’impôt qui est tellement absente dans notre pays.
En effet, lorsque dans notre république exemplaire les députés prennent la liberté de voter des lois qui les exonèrent de la charge fiscale incombant aux citoyens ordinaires, on peut se demander si cette absence de solidarité favorise la fraternité entre les diverses races de contribuables.
Je ne parle pas des ministres tricheurs comme Cahuzac, Thevenoud, Arif ou Saal qui ont été virés par Hollande, mais de tous ceux qui ont été députés ou sénateurs
par le passé et/ou qui le sont aujourd’hui comme d’ailleurs Cahuzac et Thevenoud.
L’égalité devant l’impôt voudrait que tous leurs revenus soient déclarés quitte à déduire les frais professionnels qui peuvent l’être du revenu imposable.
Mais non, ils ont voté des lois ne s’appliquant qu’à eux-mêmes pour qu’une partie importante des sommes qui leurs sont versées par l’État
soit versée au noir et non imposable !!!!! (cf. article de 2011 à tricheur tricheur et demi).
Bien sûr nous ne sommes pas une république bananière, il y a les journalistes qui traquent le sensationnel et dénoncent les abus.
Sauf que, perspicacité ou grande sagesse, le législateur a trouvé utile de voter pour que tous les journalistes puissent déduire eux aussi
une quotepart de leurs revenu de l’assiette imposable, sans justification demandée, bien sûr.
Alors, le journaliste qui mettrait les députés dans sa ligne de mire pour obtenir l’égalité devant l’impôt, ne serait pas confraternel
car le boomerang législatif pourrait priver tous les journalistes du salaire de leur silence !
Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre. (Déontologie du journaliste,
(WIKIPEDIA)
On voit bien qu’avec la montée du terrorisme, la France n’arrive pas à réconcilier ses contradictions avec le magnifique slogan repris dans mon titre.
Mais pour moi ce n’est pas tout :
· Le 16 novembre dernier, devant le congrès à Versailles le Président a déclaré que la France est maintenant en guerre contre Daesch et ses terroristes.
· L’armée française est engagée militairement en Syrie pour tuer l’ennemi et détruire sa logistique.
· Parmi ces ennemis qu’on veut tuer il y a des traîtres qui ont un passeport français.
· Ces ennemis ont eux-mêmes une armée secrète en France de collabos responsables des attentats passés et susceptibles de perpétrer des attentats demain.
Les français soutiennent la démarche ainsi initiée par le Président. Mais moi dans tout cela il reste un détail qui me perturbe :
· On veut bien que l’armée française tue les traîtres qui sont partis en Syrie pour affiner leurs talents de terroristes
· Mais comme ils sont français, on ne peut/veut pas les priver de cette nationalité
Ne pourrait-on pas rétablir la peine de mort pour haute trahison et fusiller ces traîtres en veillant à ne pas abîmer
la carte d’identité française qu’ils pourront conserver sur leur cœur devant le poteau d’exécution ?
Alternativement, puisque les tuer n’est pas vraiment interdit quand ils sont en Syrie, on pourrait les y renvoyer
avec une balise GPS pour qu’un Rafale les localise et les fasse exploser là-bas.
Tout cela pour dire que le souci de préserver la liberté et autres droits des terroristes ne milite pas pour
préserver la fraternité issue du 11 janvier 2015 et que si l’égalité rimait vraiment avec légalité ça se saurait.
Vive la France.
PS :
Il n’existe pas un code pénal spécifique décidé par les seuls juges pour le cas d’un juge qui commettrait un crime ou un délit.
Il n’existe pas de lois établies par les seuls policiers pour sanctionner l’usage inapproprié de leurs armes.
Les comptables qui maquillent les comptes et détournent l’argent de leurs clients relèvent du droit commun.
Ce n’est pas l’Ordre des Médecins qui décide si l’euthanasie est légale ou non.
Par contre, on devrait s’interroger sur les fondements de la démocratie d'un pays où
le législateur décide lui-même des lois d’exception le concernant
(rémunération, avantages fiscaux, poursuites judiciaires, notamment).
7 janvier 2016