Les impôts semblent s'expliquer par une logique simple.
Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas.
Voici une explication au moyen d’une analogie que tout le monde peut comprendre.
Un POT entre POTES, c’est sympa !
Supposons que tous les jours de la semaine, sauf les ouiquendes réservés à la famille,
10 potes se retrouvent pour boire des bières et que l'addition se monte à 100 €.
Comme ils boivent tous à peu près autant, ils devraient payer 10 € chacun.
Cependant, s'ils payaient la note de la façon dont on paie les impôts en France
cela donnerait à peu près ceci :
Les 4 premiers (les moins fortunés), ne paieraient rien.
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Le cinquième paierait 1 €.
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Le sixième paierait 3 €.
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Le septième paierait 7 €.
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Le huitième paierait 12 €.
-
Le neuvième paierait 18 €.
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Le dernier (vraiment très riche) devrait donc payer 59 €.
Comme ces copains formaient une « communauté »,
qu’ils se sentaient quelque peu responsables les uns vis-à-vis des autres,
et que les moins riches avaient du mal à sortir 10 € tous les jours,
ils décidèrent de partager la note selon la grille des impôts !
Les dix hommes se retrouvèrent ainsi du lundi au vendredi pour boire leurs bières
dans le même café et ils étaient assez satisfaits de leur arrangement.
Le cafetier était aussi content et sa caisse se remplissait régulièrement
grâce à cette « communauté ». Aussi, un jour le patron leur dit :
"Les affaires sont bonnes pour moi et vous n’y êtes pas pour rien,
alors j'ai décidé de vous faire une remise de 20% sur vos consommations,
soit 20 € par jour ! Vous ne payerez donc vos bières que 80 €".
Le groupe décida de continuer à appliquer la grille du barème fiscal
sur la nouvelle somme due, soit 80 €.
Les quatre premiers continuèrent donc à boire gratuitement.
Et les six autres se partagèrent la note en fonction de la position de chacun
dans les paliers fiscaux. Ainsi,
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Les 4 premiers (les plus pauvres), ne paieraient toujours rien.
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Le cinquième ne paierait rien non plus.
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Le sixième paierait 2 € au lieu de 3 €.
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Le septième paierait 5 € au lieu de 7 €.
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Le huitième paierait 9 €. au lieu de 12 €
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Le neuvième paierait 14 €. au lieu de 18 €
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Le dernier (ce gros richard) devrait payer 50 € au lieu de 59 €.
Ainsi, les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement, le cinquième aussi,
et chacun des cinq autres paya moins qu'avant !
Mais comme ça se passait au café du commerce, chacun y alla de son commentaire avisé :
Le 6ème : «J'ai seulement eu 1 € sur les 20 de remise alors que Rothschild lui a eu 9 €".
Le 5ème : "Ouais ! Moi aussi je n’ai eu qu’un euro de rabais !".
Le 7ème : "C'est vrai ! Pourquoi aurait-il 9 € alors que je n'en ai eu que 2 ?
Ce système est vraiment pourri, on donne toujours plus aux riches.
Mélanchon a raison, ils prennent aux pauvres pour leur en donner plus !".
"T’as raison" crièrent les quatre pauvres à l’unisson "Nous quatre n'avons rien eu
du tout. C’est vrai que ce foutu système exploite les pauvres".
Le 8ème assez content de son rabais de 3 € soit -25% ne disait rien.
Le 9ème plutôt content de son rabais de 4 € soit -22% ne disait rien.
Le10ème très content de son rabais de 9 € soit -15% ne disait rien.
Les 7 autres cernèrent le copain qu’ils appelaient Rothschild
et lui firent pression pour qu’il accepte un partage plus « équitable ».
Le tenancier du bar suggéra qu'il suffisait de partager le rabais de 20 € en rendant
à chacun le même montant --soit 2 €-- et ainsi, personne ne pourrait se plaindre.
Ils acceptèrent et le résultat fut comme suit :
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Le sixième paierait seulement 1 €.
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Le septième paierait 5 €.
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Le huitième paierait 10 €.
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Le neuvième paierait 16 €.
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Le dernier (vraiment trop riche) paierait 57 €.
Le tenancier qui toucherait ainsi 89 € en reverserait 9 aux plus pauvres comme suit :
Le 8ème et le 9èmene trouvèrent pas l’arrangement à leur avantage mais bon,
il fallait préserver la cohésion du groupe de copains, alors ils ne dirent rien !
Le 10ème, ce salopard de gros porc de richard, lui faisait la gueule.
Comme tous les autres riches il laisse exploiter les pauvres
mais il n’est pas content qu’on prenne l’argent là où il y en a !
Mais les 5 plus pauvres n’étaient pas satisfaits non plus.
Le système leur faisait entrevoir la possibilité de devenir des petits capitalistes
et ils voulaient donc, eux aussi, profiter au maximum des opportunités
que semblaient leur offrir leur « communauté ».
Leur nouvelle philosophie était « boire plus pour gagner plus ! »
ils insistèrent pour étendre aux samedis et aux dimanches
ces beuveries confraternelles.
Mais là il se passa quelque chose d’imprévisible et de scandaleux au dire des petites gens :
ce putain d’enfoiré de richard bourré d’oseille décida seul d’aller boire
‘en suisse’ dans un autre café !
La communauté se retrouva réduite à 9 et leur addition collective passa de 23 €
(soit 80 € moins les 57 € prévus pour le salopard qui ne venait plus !)
à 70 € (90 € de boissons moins la ristourne de 20 € du cafetier).
Le cafetier était bon bougre mais il ne pouvait maintenir la ristourne que si
les clients maintenaient le rythme de consommations sur lequel il l’avait établie !
S’ils voulaient boire plus, qu’ils le fassent et lui continuerait à les subventionner.
Ils avaient consommé pour 90 € de bière, autant en boire une de plus
et ramener l’addition à 80 ! Ainsi fut fait et le grand cafetier leur proposa
que la note de 80 € soit répartie comme suit :
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Les 4 premiers (les pauvres), ne paieraient que 2 € chacun.
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Le cinquième paierait 5 €.
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Le sixième paierait 9 €.
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Le septième paierait 11 €.
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Le huitième paierait 20 €.
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Le neuvième paierait 27 €.
Mais comme les trois derniers, ces richissimes exploiteurs de la classe ouvrière,
n’étaient pas d’accord, chacun dut payer une part égale des 80 € soit 8,88 €
Conclusion :
Ceci est le reflet de notre système d'imposition.
Pour que le système subsiste et que les solidarités continuent en faveur des plus démunis,
les gens qui payent le plus de taxes doivent tirer le plus de bénéfice
d'une éventuelle réduction de ces taxes. Corrélativement, toute augmentation de l’impôt
doit être répartie de telle sorte que ceux qui paie le plus continuent d’adhérer au système
afin que l’équilibre ne soit pas rompu entre fiscalité et solidarité.
Selon l’auteur du texte original (cité plus bas) :
Pour ceux qui ont compris, aucune explication complémentaire n'est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.
Cette parabole est une traduction/adaptation d’une fable didactique écrite par
David R. Kamerschen qui est professeur d’économie à l’université du Michigan.
Le sujet peut être trouvé (en anglais) à l’adresse suivante :
www.viralgrapevine.com/how-tax-cuts-work-by-david-r-kamerschen-refuted-the-real-way-tax-work-removing-the-internet-garbage