Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Deux poids et des mesures fiscales vraiment idiotes !

 

A.    RAPPEL : LA FORTUNE VUE PAR MITTERRAND

En France on est attaché à l’impôt sur la fortune c’est impôt qui taxe année après année le patrimoine des riches mais pas celui des petites gens.
Alors nous sommes encore nombreux à dire que c’est juste et normal et si les autres pays ne le comprennent pas, tant pis pour eux !

Taxer les riches c’est juste et normal mais ne pas taxer tous les riches ?
Quand cet impôt a été inventé, il a été décidé de faire une fleur aux plus riches et d’exclure leurs œuvres d’art de l’assiette de cet impôt.
C’était logique, il fallait éviter que les propriétaires de ces joyaux, notamment les tableaux, ne les vendent à des étrangers.
Ainsi on gardait en France ce patrimoine culturel privé.

Bravo.

Bien sûr les esprits grincheux ont dit que la France avait des musées.
Bien sur les économistes étriqués ont dit que la vente à des étrangers faisait rentrer des devises en France et qu’on pouvait espérer qu’une partie alimenterait la consommation,
une autre serait investie dans des entreprises françaises ce qui aurait un effet positif sur l’emploi.
D’autres ont pensé que les inclure dans cet impôt aurait donné à l’état un supplément de ressources appréciable.

Heureusement les français sont plus sensés que ces économistes étriqués et moins aigris que ces esprits grincheux !
Certes je peux fréquenter les musées mais je jouis d’un plaisir ineffable quand à la fin d’un dîner chez Fabius ou chez Rothschild,
je peux m’extasier devant une des toiles magnifiques qui ornent leurs murs et qu’on ne pourra jamais voir dans aucun musée français !

L’impôt sur les grandes fortunes (l’IGF créé par F. Mitterrand en 1982) était certes populaire mais il avait un défaut qu’on a su corriger.
En effet, cet impôt avait un nom qui le rendait trop restrictif, aussi, en 1989, le même Mitterrand a introduit l’impôt de solidarité sur la fortune, l’ISF,
qui pouvait avoir une assiette plus large que les seules grandes fortunes et qui, s’agissant de solidarité, mettait les assujettis au défi de le contester.

Dans ce nouveau contexte, on pouvait taxer sans scrupule
la veuve sans autre ressource que l’appartement parisien qu’elle avait toujours occupé
alors que les plus riches restaient exclus s’ils planquaient leur fortune dans leurs multiples
résidences-musées privées.

Mais la logique restaient la même :
la veuve devait cracher au bassinet puisqu’elle ne pouvait pas délocaliser son appartement parisien
alors que les riches font jouer leurs ressources et leurs appuis hauts placés pour échapper à l’impôt.

 B.    MAINTENANT : NOTRE INFORTUNE GRÂCE A HOLLANDE

Je fais court :
Hollande a conservé l’ISF et a engagé une politique fiscale consistant à matraquer les petites et moyennes entreprises.
Dans ce contexte, les entrepreneurs existants hésitent à créer des emplois et ceux qui le peuvent délocalisent.
Les français qui ont des sous préfèrent ne pas prendre trop de risque en prêtant seulement à l’état (Livret A, assurance vie).

Quant aux investisseurs étrangers le climat de la France d’aujourd’hui les rends de plus en plus frileux.

En bref, les français ont choisi un gouvernement qui préfère créer du chômage en France
plutôt que de risquer de voir les tableaux que possèdent les riches quitter le territoire.
Délocaliser les entreprise qui embauchent OUI mais les tableaux PAS QUESTION !

 C.     MA CONCLUSION ?

Alors si j’ai un conseil à donner à ceux qui ont un patrimoine de 10 millions (ceux qui ont plus n’ont pas besoin de conseils,
ils ont déjà su le planquer correctement)
voici une recette approuvée par le fisc :

Supposons que ce patrimoine se décompose comme suit :

 1.       Résidence principale                                                           1 000 000 €

 2.      Deux appartements                                                                 700 000 €

 3.      Actions, obligations, cash, etc.                                           8 300 000 €

Vous devriez être imposable à l’ISF sur 9 700 000 € (compte tenu de l’abattement de 30% sur votre résidence principale)
soit un ISF de 79 595 € chaque année.

Mais voici la recette magique :

 1.      Vous gardez votre résidence principale qui vaut 1 million (30% d’abattement sur sa valeur, vous déclarez 700 000 €)

 2.      Comme Hollande, vous transférez la propriété de vos deux appartements à vos enfants en gardant l’usufruit 
           
qui vous en donne la jouissance totale (occupation ou location). Ainsi leur valeur cumulée de 700 000 € est exclue de votre assiette d’ISF.

 3.      Vous vendez tous vos biens mobiliers et achetez un tableau pour 8 millions d’euros qui est aussi exclu de l’assiette.

Votre patrimoine ISF est maintenant de 1 million d’euros (700 000 € pour la résidence principale et 300 000 € de cash restant) vous n’êtes plus imposable à l’ISF !

Comme vous êtes plus généreux que les plus riches, pour éviter qu’on vous vole votre tableau chez vous et pour arrondir vos revenus,
vous pourrez confier ce tableau à un organisme qui le prêtera à divers musées pour des expositions.
Ce que les musées vous verseront pour ces prêts ajouté à l’économie d’ISF (qui est un revenu annuel occulte de 79 595 € légal et non taxable)
vous confortera dans l’idée que si la France n’aime pas les riches, Mitterrand, lui, savait protéger ses amis très riches.

Et si vous voulez gagner plus que ça vous pouvez investir, prendre des risques, créer des emplois mais à l’étranger où les conditions économiques et fiscales sont plus favorables.

Vous en avez le droit !
Hollande ne veut pas que vous partiez avec un Matisse ou un Renoir
mais s’agissant de la délocalisation de votre projet d’entreprise,
il ne fera aucun effort fiscal pour vous en dissuader !
C’est pour cela que si, avec vos 8 millions de cash, vous achetez des actions de Peugeot vous serez assujetti à l’ISF
et que, pour vous verser un dividende, Peugeot sera incité de fermer son usine d’Aulnay et doubler la production de son usine de Tanger comme il l’a fait.

Voilà, vous ne serez pas parmi les premiers riches à avoir compris que
la délocalisation des œuvres d’art qui ne mangent pas de pain est un tabou socialiste
mais que la délocalisation des emplois et priver les ouvriers français de leur pain quotidien,
les socialistes savent faire.
Si vous ne me croyez pas allumez la télé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article