Tu as tort mon cochon !
Il y a des bien-pensants qui me reprochent de ne pas respecter les animaux et d’user voire d’abuser d’un langage qui dévalorise la gent animale.
Comme je ne suis pas une poule mouillée, je prends le taureau par les cornes et je réponds à ces accusations.
Certes il m’arrive de traiter de porcs les terroristes qui veulent nous asservir.
Je reconnais que c’est bien une insulte faite au porc et en quelque sorte un compliment involontaire aux terroristes. On a raison de me reprocher cet amalgame mal pensé puisque nos charcutiers égorgent les cochons alors que les terroristes ne les touchent pas et préfèrent nous égorger, nous.
Mais doit-on me clouer au pilori pour cela ?
Pas de cochon à table !
D’autres bien-pensants que j’avais par mégarde conviés à ma table, m’ont sermonné sur mon goût prononcé pour la charcuterie alors que, selon eux, les humains (dont ils semblent regretter que je fasse partie) devraient traiter les animaux avec respects et à égalité avec la race humaine.
Cela voudrait dire, selon eux, que je devrais avoir un régime alimentaire identique à eux (eux, ces donneurs de leçon, pas eux ces animaux).
Je ne suis pas complètement con, alors je ne vais pas restreindre mon alimentation pour exclure le vivant et ne manger que des cailloux, des joujoux ou des bijoux et jamais de choux ni de hiboux ni de poux.
Comme ces véganes, je mange des plantes (vivantes) et, puisque je suis aussi carnivore, ils pourraient me tolérer comme ils tolèrent leur chat.
Tourne ta langue sept fois avant de fermer ta gueule !
Oui, j’ai appelé un chat un chat, même si c’est politiquement incorrect.
Pourquoi remarquer voire souligner par ces mots qu’un chat n’est pas un chien ?
En effet, j’aurais pu être sensible au fait que ce discriminant a des connotations racistes condamnées par ces gens-là.
Les blanc becs noteront que, par extension, on dira aussi qu’un noir est noir et qu’un blanc est blanc ce qui est carrément faux et que le dire peut provoquer la confusion des esprits les moins vifs.
Pour qu’une oie blanche ne gobe pas ces foutaises il est donc politiquement correct de ne rien dire.
Par contre, 2 poids et 2 mesures c’est OK !
Mais les redresseurs de tort qui assimilent le noir aux cauchemars de l’esclavage, exigent que je m’excuse du tort qui a ainsi été crée par les esclavagistes blancs. Notez qu’il n’est pas politiquement correct de faire l’amalgame avec les esclavagistes de tous bords (comme je marche sur des œufs, j’e n’ai pas dit noirs ou ottomans ou arabes, j’ai juste dit de tous bords).
Alors je m’excuse au nom du politiquement correct et à la place de ces esclavagistes qui sont morts depuis longtemps.
Je m’excuse aussi pour leurs descendants qui auraient dû le faire à ma place.
Ainsi, les turcs dont le génocide est la première religion avant l’islam, devraient demander pardon pour leur invasion et occupation de l’Algérie, comme pour l’esclavage et les massacres intervenus au fil des siècles en Afrique du Nord en général.
De même qu’ils devraient demander pardon pour leur colonisation-occupation de l’Espagne (qui a duré 800 ans soit 500 ans de plus que l’occupation des anglais en Amérique) et pour la tentative d’étendre leur conquête au-delà des Pyrénées.
Bientôt il n’y aura plus de cons ! C’est quand ?
La connerie n’est pas une invention nouvelle mais elle est vraiment à la mode aujourd’hui et connait un essor puissant.
A travers le prisme déformant du politiquement correct j’ai essayé ici d’en donner quelques modestes exemples, mais j’ai pleinement confiance en l’avenir qui saura nous montrer que rien ne freinera son expansion et sa mainmise sur des domaines jusqu’ici préservés.