De quoi parle-t-on ? Voyons d’abord ce qu’on entend par grève
GREVE :
Cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles
dont l'employeur a connaissance. (Larousse)
Il s’agit donc d’un conflit concernant seulement des salariés et leur(s) employeur(s).
La plupart des citoyens n’étant ni salariés des entreprises concernées ni mandataires sociaux de ces entreprises,
ils ne sont pas concernés mais subissent souvent les gênes induites par un mouvement de grève.
Prenons pour exemple ce qu’on a appelé la grève des routiers en 1997.
Insatisfaits des conséquences de la loi sur les 35 heures telle que mise en œuvre par le patronat, les syndicats ont appelé à une grève générale.
Donc les chauffeurs ont cessé de transporter les marchandises ce qui a beaucoup gêné leurs employeurs
et la population en général a pu constater des pénuries résultant de cette situation.
C’est bien là le but d’une grève et rien n’obligeait les chauffeurs à reprendre la route tant qu’un accord satisfaisant n’avait pas été trouvé
entre leurs syndicats et leurs employeurs.
Il s’agissait bien d’une grève comme définie ci-dessus.
Par contre, au-delà de ce que le droit de grève prévoit, les routiers et leurs syndicats ont établi des barrages durs dans toute la France
privant de libre circulation les services publics, les services sociaux, les salariés (non-grévistes) de tous autres secteurs d’activité
et les citoyens en général.
Visant à paralyser le pays pour obtenir que le gouvernement Jospin soutienne leurs revendications et fasse aussi pression sur les employeurs,
ces actes méritaient une autre qualification que celle de grève dure.
En effet, il s’agissait d’actes de terrorisme !
Quelle est la définition du terrorisme ?
TERRORISME :
Ensemble d'actes de violence … commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité,
pour exercer un chantage sur un gouvernement … (Larousse)
Ce qui était notable dans cet épisode de terrorisme, c’est l’attitude du ministre communiste des transports de l’époque
qui avait dit soutenir les "manifestants" et qu’on a même vu se faire téléviser auprès d’eux devant un de leurs barrages
où il leur avait apporté du café.
La situation d'aujourd’hui est la même !
A la marge on a des grèves sur lesquelles il n’y a rien à dire mais d’abord et surtout nous avons des actes de terrorisme organisés !
Que les syndicats organisent une grève des employés d’une raffinerie de pétrole pour appuyer leurs revendications c’est normal.
Que certains employés suivent l’ordre de grève c’est encore normal.
Si de part leur nombre et/ou leurs compétences critiques une cessation de la production entraîne une pénurie d’essence c’est toujours normal.
Malheureusement, cette soi-disant-grève n’en est pas une car, dans le cas présent, il ne s’agit pas de revendications vis-à-vis de l’employeur
mais seulement d’une opposition aux lois que prévoit le gouvernement.
Les employeurs concernés sont des victimes collatérales et les pénuries induites pénalisent les citoyens ce qui, dans ce cas, n'est pas normal.
Le gouvernement ne devrait pas le tolérer.
Mais même s’il s’agissait vraiment d’une grève, le droit de grève qui permet aux grévistes de rester chez eux ou de manifester
ne les autorise pas à empêcher les salariés non grévistes de poursuivre leur activité, pas plus qu’ils n’ont le droit de bloquer
la libre circulation des camions citernes qui viennent s’y ravitailler en carburant.
Ça c’est du terrorisme !
Et on attend du gouvernement qu’il fasse respecter l’état de droit.
Et si, comme c’est le cas aujourd’hui, le blocus est perpétré notamment par des éléments qui ne sont même pas les employés des entreprises concernées
(chômeurs, syndicalistes, etc.) l’absence de réaction du gouvernement est d’autant plus incompréhensible.
A quoi sert l’état d’urgence si le gouvernement ferme les yeux sur le terrorisme ?
Est-ce seulement parce que les sondages montrent que les français approuvent ce terrorisme ?
Si on commence à établir des degrés dans le terrorisme pour le tolérer jusqu’à une certaine limite, alors on verra les forces en actions
tester cette limite et progressivement la repousser pour faire admettre des actes de plus en plus radicaux.
Ce n’est pas le consensus mou qui va arrêter ces racailles qu’on devrait nettoyer au Karcher !
Sur un sujet connexe, entendu sur les ondes il y a maintenant quelques temps :
Chaque soir il y avait 3 000 policiers pour gérer la situation place de la République à Paris.
Le ministre de l'Intérieur a dit un matin qu’il y avait eu la nuit précédente 150 casseurs infiltrés parmi les manifestants
et que la police avait opéré 2 arrestations !