1. La Cour des Comptes a rendu son rapport mais tout le monde savait déjà que les finances de la France sont en piteux état.
Enfin, presque tout le monde puisque notre Président a fait des promesses qu’il ne tiendra pas parce que lui ne savait pas ! Il ne découvre que maintenant l’étendu du problème.
Pourtant la Cour des comptes avait déjà souligné la situation dans son rapport de 2011 que notre Président aurait pu lire.
D’ailleurs, si on en croît le rapport de 2012, le gouvernement précédant avait amorcé un redressement que le gouvernement actuel a déjà commencé à gommer :
« La composante structurelle du déficit est très élevée et doit être fortement et rapidement réduite, ce que le Gouvernement a commencé à faire en arrêtant progressivement des mesures de redressement précises pour 2011 puis 2012. La dégradation de l’environnement macroéconomique et financier pourrait cependant limiter la réduction du déficit en 2012 et, malgré la loi de programmation, les moyens du redressement des comptes publics au-delà de 2012 restent aujourd’hui insuffisamment définis, alors que les attentes se sont faites plus pressantes. »
Dans ce contexte, comme il est raisonnable de croire Hollande sincère dans ses promesses, il faut admettre qu’il n’était pas au courant de la situation ce qui jette un doute sur sa compétence :
Montrer son ignorance sur un problème n’est pas le moyen le plus crédible pour convaincre qu’on en détient la solution.
Le candidat Hollande avait marqué des points quand, avec des trémolos, il avait promis d’y aller très mollo dans les erreurs, les écarts et les promesses non-tenues :
2. On avait donc retenu que LUI PRÉSIDENT il allait sérieusement raboter les niches fiscales.
Et on s’attendait qu’il mette ses propres actes en accord avec ses promesses électorales mais pour son investiture il a dû déclarer son patrimoine
et avouer qu’il profitait d’une niche fiscale réservée aux riches propriétaires de biens immobiliers et qu’il avait ainsi soustrait 370 000 € de son patrimoine pour échapper à l’ISF.
Dans ce contexte, puisqu’on admet que Hollande était sincère dans ses promesses, on doit admirer cet opportuniste
qui dénonce les avantages fiscaux accordés aux riches afin de s’attirer des votes mais qui trouve normal d’exploiter ces mêmes avantages pour en tirer le profit personnel le plus grand.
3. On avait aussi compris que LUI PRÉSIDENT, Merkel n’allait plus mettre la France à sa botte
et que son programme était assorti d’une solution à la crise européenne et il allait l’imposer : il allait créer des euro-bonds pour que l’Allemagne finance des grands projets
partout en Europe créant ainsi de l’emploi et la croissance qui va avec.
Pourtant, oubliant la voix de son maître, JMA, son premier collaborateur, a admis que cette mesure anticrise phare de Hollande ne pourra pas être adoptée avant plusieurs années.
Euphémisme pour dire que Hollande s’est planté et que, même si un socialiste remplace Merkel, les allemands n’iront pas jusqu’à financer des grands projets
afin de permettre à notre gouvernement d’aggraver son déficit de dépenses courantes.
Dans ce contexte, comme il n’est pas impossible que Hollande pensait qu’il saurait faire entendre raison à l’Allemagne, on peut s’inquiéter des conséquences de sa myopie diplomatique
tant sur nos relations avec notre premier partenaire économique que sur les conséquences que cela pourrait entraîner sur la crédibilité de la France dans ses autres relations internationales.
Même si essayer suffit peut-on le croire quand il affirme « Moi, président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue. »
4. On avait donc retenu que LUI PRÉSIDENT il resterait au dessus des partis
et on a vu que c’était vrai jusqu’à ce qu’il décide de soutenir la campagne électorale d’une ancienne maîtresse au grand dam de sa maîtresse du moment.
Dans ce contexte, comment ne pas s’interroger sur ses autres promesses
concernant le rôle de du chef de l’État et la muraille de Chine entre les responsabilités qui en découlent et sa vie privée ?
Comment ne pas s’étonner des avantages que nos impôts procurent déjà à sa maîtresse actuelle ?
Si les frasques et les maîtresses de certains de ses prédécesseurs lui servent d’exemple et d’excuse force est de reconnaître que
côté transparence on a enfin un Président qui ne cache pas les excès qu’il s’autorise !
On est loin du Président normal et du « Moi, président de la République je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. »
D’aucuns pourraient se réjouir en constatant que cette liste est bien courte !
Mais d’autres pourraient s’étonner qu’au bout d’un seul mois nous avons déjà l’esquisse d’une présidence plus inquiétante que normale.
Les législatives ayant absout par avance les promesses non tenues on ne sera pas surpris si notre gouvernement nous réserve quelques surprises.
Et puis, rigueur oblige, les malheureux qui ont la chance de faire parti des riches, ont intérêt à commencer à économiser pour pouvoir faire face aux nouveaux impôts qu’on leur prépare.
Quant à l’autre moitié de la France, celle qui rit parce qu’on fait payer les riches, elle devra aussi s’attendre à des lendemains qui déchantent.
Car pour financer un train de vie de l’État disproportionné il faut certes obliger les 47% de riches-imposables à payer plus d’impôt !
Mais ce n’est pas sans forcer ces riches pour y arriver à réduire leurs autres dépenses. D’abord cette réduction touchera la consommation et donc la santé économique du pays.
Mais qui peut penser que ces riches vont d’abord réduire leur propre train de vie
sans réduire leurs contributions volontaires à tous les organismes non-gouvernementaux financés par leur générosité ?
Car c’est la générosité des français qui a financé jusqu’ici les associations qui s’occupent de
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L'enfance en France (nutrition et aide vestimentaire, maltraitance, action sociale pour l'enfance, solidarité enfants malades/à l'hôpital, etc.)
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La santé en France (cancer, SIDA, handicapés, etc.)
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L'action sociale en France (lutte contre la pauvreté et l'exclusion, écoute et prévention suicide, handicaps, assistance juridique, femmes battues, personnes âgées, etc.)
Quand l’État confisque trop d’argent aux contribuables,
il prive les plus démunis des services régaliens que l’État oubli généralement d’assumer !