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* Triple A dans BARAKA - Double A dans CACA et PAUVRE FRANCE.

En fait, je vous livre un scoop ici, la France ce n’est pas l’Amérique et un océan nous sépare d’eux !

! ! ! ! !

D’abord, les US ont une monnaie –le dollar— qu’ils gèrent au mieux de leurs intérêts.

Ainsi, ils ajustent les taux de change pour favoriser leur relance économique et on voit que ça marche. Leur banque centrale a une politique de taux d’intérêts très bas (Federal Fund Rate de 0,25%) pour soutenir cette relance et pour leur permettre de financer leur déficit à moindre coût.

 

Par contre, nous n’avons pas la maîtrise de notre monnaie, les taux de refinancements définis par la BCE sont à 1% et la France triple A empruntait jusqu’ici à 3,25% et il est probable que cela ne va pas durer.

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Ensuite, les investisseurs, ces entités qui ont beaucoup de cash qu’ils souhaitent placer quelque part afin d’arrondir leurs fins de mois mais sans prendre de risque (la Chine, les Émirats, les fonds de pensions américains, les compagnies d’assurance, etc.) trouvent que les USA restent un emprunteur crédible qui ne fera pas faillite et qui est capable d’absorber tous ces excès de cash qui eux augmentent vu que le ralentissement de l’économie réelle réduit fortement les demandes des agents économiques. Les USA absorbent donc le cash disponible et le dollar reprend sa place de seule monnaie refuge que l’euro avait commencé à entamer il y a 4 ans.

 

Les turbulences de la zone euro, le risque de faillite de la Grèce qui, contrairement aux propos rassurants, est loin d’être écarté et les difficultés des autres pays de la zone y compris la France, incitent ces investisseurs à réduire leur exposition aux dettes de la zone pour se reporter justement vers le dollar et les USA. L’État français trouvera donc demain moins d’investisseurs quand il devra refinancer sa dette et ces investisseurs auront moins d’appétit pour une dette assortie des taux d’intérêt du passé.

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La note des USA est assortie d’une perspective stable.

 

Pour l'État français la perspective est négative. En France, la charge de la dette frise aujourd’hui les 50 milliards d’euros mais quand elle aura été totalement refinancée elle pourrait atteindre 80 milliards si les taux montent à 5% !

Comme nous n’avons aucun plan pour rembourser la dette et que le budget 2012 ne prévoit pas de flambée des intérêts, cette augmentation des intérêts ne sera pas absorbée. La France va donc augmenter cette dette année après année et dans 5 ans la dette aura dépassé celle de l’Italie et les taux d’intérêts aussi !

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Année d’élection, les agences de notation jugent positive la tendance aux USA. Pour obtenir la majorité qui le réélira, le Président de gauche doit grappiller des voix à la droite, il propose donc une politique plus austère que par le passé. Ses adversaires de droite proposent des réductions drastiques des dépenses. Dans tous les cas, cela va dans le sens voulu par les agences de notation.

 

Année d’élection, les agences de notation jugent négative la tendance en France. Pour obtenir la majorité qui le réélira, le Président de droite doit grappiller des voix à la gauche, il propose donc une politique moins austère que par le passé. Son adversaire de gauche ne propose pas les réductions drastiques des dépenses qui s’imposent pourtant. Dans tous les cas, la perspective est négative pour les agences de notation.

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L’économie américaine est repartie, la croissance génératrice d’emploi et de recettes fiscales permet d’envisager au moins une stabilisation de la situation économique voire une amélioration.

 

La récession en France ne débouchera pas sur une croissance suffisante pour inverser la tendance négative. Le moral est bas et les entreprises ne prennent pas le risque d’investir ou d’embaucher en France. Il faut donc s’attendre à des rentrées fiscales en berne ce qui compromet la stabilité des budgets de la France notamment à cause des intérêts de la dette !

 

CONCLUSION

 

Non seulement la France n’est pas l’Amérique mais ici les signaux sont tous au rouge :

·         Le coût déjà exorbitant de la dette ira en s’aggravant au détriment des autres postes du budget de l’État et des collectivités.

·         La droite annonce qu’il n’y aura pas de plan de rigueur supplémentaire, elle promet donc qu’il n’y aura aucune solution à l’impasse dans laquelle le pays se trouve. Bien sur cela fait partie des mensonges indispensables avant l’élection présidentielle.

Mais la droite pousse la gauche à la surenchère électorale donc à promettre encore moins de rigueur et à parler de relance, comme si c’était l’État et non pas les entreprises qui pouvait relancer l’économie.

Alors coincée par les promesses de la droite, la gauche au pouvoir ne pourra pas infliger au peuple les larmes de sang nécessaires pour sortir le pays de l’ornière et ne pas transférer aux français de demain une Grèce hexagonale.

  

Mais rappelons-nous, tout ça n'est que la faute des banques trop gourmandes pour refuser de trop prêter à la France ! Heureusement, elles ne vont pas continuer à prêter et la crise sera ainsi  derrière nous. Racontez cette belle fable à vos enfants ou petits-enfants pour les endormir le soir et espérez que les années auront raison de vous avant qu'ils ne voient ce que vous leur avez laissé.

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/ FIN   14 janvier 2012

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